Un mois à Sienne

Dix petits nègres étaient assis sur la piazza del campo, comme chaque soir depuis un mois. Mais cette fois, chaque soir, l’un d’eux avait disparu. Ça avait commencé par Laura, puis Augusto, Perla, Immo, Alex, Kathryn….  Et les autres… A la fin il n’en restait plus que deux. Deux petits nègres sur le campo, à regarder les étoiles. Les derniers soirs. A regarder la tour du palazzo comunale, son horloge presque incompréhensible. Son changement de jour qui n’arrive pas. Qui arrive quand on ne le regarde pas. Demain ne viendra pas, pas aujourd’hui. Aujourd’hui ne veut pas mourir, ne veut pas laisser sa place. Si seulement…

J’aurais voulu qu’aujourd’hui ne meure jamais. Que cette nuit dure une éternité. Si seulement, la notte prima dell’esame orale, saremmo rimasti qui, soltanto noi due, seduti sulla piazza a parlare, a chiacchierare, come me l’avevi promesso ? t’en rappelles-tu aussi ? J’aurais voulu le croire, comme j’aurais voulu pouvoir arrêter le temps, qu’il ne passe plus. Garder présent, au moins le souvenir, de ces bons moments. Cette soirée dans le Chianti, importante bien que je n’y sois pas allée. Parce que j’avais décidé d’une autre destination, ce jour là. Heureusement je n’ai pas fini en morceaux dans le congélateur !!!j’en suis revenue, dirais-je saine et sauve, du moins à peu près.

Je voudrais garder en mémoire ces souvenirs là, la soirée des vongole chez Laura, et de « io non ho mai ». Il y a eu le train vers Pérouse. L’homme du 15e à la gare : « vous êtes Française ? » Je savais que ça s’entendait, mais pas que ça se voyait ! Et le bus, pour la même direction. Ma che schifo ! (a pronunciare alla senese : ma che sssss[H]ifo!) Sul serio, quanti anni hai???

Il y aura eu cette première (et unique) soirée à la Pagna. Et les deux repas chez Gabriella. Il y avait le cameriere du bar à coté de l’université, qui devait habiter via Camollie, le café et le croissant à la confiture du matin. Il y a eu La finestra di fronte, La notte prima degli esami, Divorzio all’italiana, Il mio miglior nemico (et son grand café d’Istanbul où je me promets d’aller bientôt), L’estate delmio primo bacio, La terra. Emmitouflés dans le « saco ». Le plaisir d’avoir lu pour la première fois un livre en italien. Et celui du Cristo si è fermato a Eboli. Le jour de la plage. Non, ce ne sont pas des « angurie », mais des « cocomeri ». Soit. La chaleur. La faiblesse.

Et le palio. Inoubliable. Caro amico pour la Selva. Ils sont fous ces contradaioli de Siennois !!

Il y a eu ce soir où je me sentais si mal et ou je suis sortie marcher. Ce soir là, je suis tombée amoureuse de Sienne. Ce soir là je l’ai regardée avec des yeux différents. Les rues illuminées. Les drapeaux. Les chants. Qu’on n’aura jamais compris. Est-ce que ça compte ?

Il y aura eu tout ça et bien d’autres choses encore. Des discussions sur le CPE ou la constitution avec un camarade (enfin, presque !! 😉 n’oublie pas de me prévenir si tu quittes tes calanques pour un bol d’air parisien), des soirées dehors à écouter de la musique, à boire des bières (!), à écrire, ou à marcher au hasard des rues. Un parfum, poivré-musqué. « Ciao ballerina ». Un café. Et mon avenir dans son marc. Un concert « hambourgeois (d’Altona) » dans une église, et Alex à qui je dois la découverte des « yogurts » (la mémoire passe aussi par le ventre !). Une phrase adorable : « sono basco. Ma non sono un basco peligroso ! ».  un appartement mémorable (une salle de “Bains” qui vient jusque dans les chambres). Et des colocs, tout compte fait, forts sympathiques – et mémorables ! Gysi e son « bello, questo ragazzo » qui fait des scpo pour aller ouvrir un café à Prague. D’où l’utilité d’aller apprendre l’italien : pour le café ! Punto. Grazie Sofia (c’è un appuntamento sulla piazza con gli altri…) … e le altre ! Senza dimenticare Luna !  Et les cours. Les relazione. La mienne, un enfer à préparer. Celle d’Augusto, belle à couper le souffle. Celle de Raquel, « non fa niente ! ». Celle de Matteo. Celle de Kathryn : jamais je n’irai en Australie ! 😉 On aura bien ri. Et bien travaillé aussi. Et tout ce que j’aurai loupé. Notamment du tiramisù… Sienne me manquera, comme me manqueront les gens que j’y ai rencontré. Mes colocs (les Albanaises, les Grecques, et Martin), et ceux d’en face (Miguel,Tunjay,Casha, et les Finlandaises). Les gens du cours. Ceux des résidences que j’ai rencontré. Elena. Ceux des excursions et des soirées. De ces bons moments que nous avons partagé. De ces derniers soirs. Des discussions théologiques 😉 .

Tout énumérer n’est pas possible et pourtant c’est ce que je voudrais tenter de faire. pour ne pas oublier. Pour retenir le temps, au moins comme ça. Contre une angoisse du temps qui passe, des choses qu’on ne fera plus, des gens qu’on ne verra plus. Une peur de disparaître moi-même. On laisse un peu de soi-même partout ou l’on passe. Combien d’arrachements peut-on supporter ? Et une nostalgie du passé face à l’inconnu de l’avenir et aux questions qu’il évoque. Une angoisse, vague, une angustia. Serai-je capable ? Serai-je à la hauteur de ce que j’attends ?

Une part de moi veut faire le tri, altérer les souvenirs, manipuler la mémoire, effacer les mauvais souvenirs comme j’ai effacé des photos. Heureusement peut être, la mémoire ne se laisse pas tout le temps faire. Choisir, comme partir sans dire au revoir. Celle qui choisit la vie et le bonheur. Et une autre part de moi s’accroche, même aux mauvais souvenirs, parce qu’ils sont une part d’un tout et qu’on ne peut pas enlever le mauvais sans enlever le plus beau. Parce qu’en faisant le ménage dans les souvenirs on en jette l’essence. Ce qui fait mal, c’est aussi ce qui fait battre le coeur. Ce qui donne ce sentiment d’être en vie. Cette part qui choisit l’écriture et la vie intérieure. Au risque de vivre dans des souvenirs. Enfin, ce que j’en dis, moi…

Alors, les Italiens ? Ben les Italiens je sais pas, je connais pas. Ou je connais, mais pas à Sienne. Bref, de bonnes vacances. Et une valise de souvenirs et de photos pour recommencer la routine. Comme si routine il y avait d’ailleurs. Si seulement ! tout ça pour avancer …

 

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4 commentaires pour Un mois à Sienne

  1. Melanie dit :

    ENfin j\’ai pris le temps de te lire… et du temps il en faut, parce que ce que tu écris mérite d\’être lu avec attention…encore une fois je finis au bord des larmes,resentant à la fois le déchirement et la force qui t\’anime.
    Peut etre parce que j\’ai déjà vécu ça…
     
    Combien de déchirement peut on vivre? combien de fois peut on partir, investir un endroit, un lieu, devenir pleinement dans ce lieu et puis partir? combien de fois peut on ouvrir notre coeur à de nouvelles personnes? Amplir notre corps de nouvelles odeurs de nouvelles saveurs, nos yeux de nouvelles merveilles et notre âmes de tout ce qui ne se dit pas mais se vit? ET puis repartir… tout laisser, tout recommencer? se sentir vider? déchirer épuiser?
    AUra t\’on la force de le faire encore et encore? suffisamment pour atteindre nos rêves,assouvir notre soif d\’ailleurs, de découverte? suffisamment pour ne pas décevoir et nous décevoir nous même?
     
    Il n\’y a pas vraiment de réponse à celà, mais j\’en ai cependant une.. un jour viendra ou cette soif d\’ailleurs s\’asouvira d\’elle même, ou nous n\’aurons plus besoin de parcourir le monde pour se sentir de nouveau pleine, vivantes entières… ou là, juste à côté de nous, on sentira qu\’il y a assez de parfums et de couleurs pour faire de chaque jour notre vie un jour nouveau plein de ravissement, d\’espoir, de joie et de choses à découvbrir. Bref un jour viendra ou nous trouverons un lieu qu\’on habitera pas seulement, mais qui nous habitera également pleinement. une jour iendra ou tu te sentiras chez toi quelques part à tel point que chacune de tes prochaines visites ne te déchirera plus comme ça mais ne fera qu\’alimenter tpon coeur et ton esprit pour te permettre d\’habiter un peu mieux son lieu a ton retour, car ce lieu, ton chez toi, ce sera toi qui le créera à vo;onté et qu\’il sera à ton image, divers, simple, fort et fragile à la fois.
     
    je pense que tant que l\’homme n\’a pas trouver un tel lieu il est déchirer à chacun de ses départs, toujours sspendu entre un ici et ailleurs tout enrestant un peu là bas, simplement parce qu\’il n\’a pas encore trouver SA place… et tant qu\’ill n\’a pas trouver sa place il accepte de partir et repartir sans cesse, il supporte ce déchirement simplement parce qu\’il sait ou pense que c\’est le seul moyen de la trouver… certains cherchent tout leur vie et ne comprenne que bien trop tard que leur palce était là ou ils ont toujours été.. il est parfois plus dur de voir ce qu\’on a côté de soi que de parcourir le monde.
    Ne commet pas cette erreur… si tu l\’évites, un jour viendra ou tu seras chez toi… et alors tu ne te sentiras plus jamais vide, déchirer entre plusieurs monde. tu habiteras ce monde, tu habiteras ces mondes.. tous réunis en un seul lieu: le TIEN

  2. Lise dit :

    salut poulette!
    ça fait plaisir de te lire… alors, puiqsue c\’est à mon tour de répondre,puisque personne ne rentre dans notre dialogue, je vais essayer de formuler ce que je pense.
    D\’une part, je suis d\’accord avec toi. Sur le besoin de rester un jour sur place et de regarder ce qui est juste à coté. De regarder, et d\’en voir la beauté. D\’autre part, ce n\’était pas la totalité de mon propos. Ce qui me fait peur, ce n\’est pas seulement de partir, ou de rester, c\’est ausssi simplement le temps qui passe, et qui nous fait plus vieilles. Qui rend les choix nécessaires. Tant que je suis "adolescente", "étudiante", je n\’ai pas de choix à faire, tout se vaut, je peux prendre l\’option que je veux. Partir à Innsbruck ou à Londres, rester à Innsbruck ou rentrer dans mon université à Paris. Peu importe. Ces choix là ne m\’engagent pas. Etudier l\’économie ou l\’histoire, peu importe ou presque, rester avec un mec ou le lacher, idem. Je fais comme bon me semble, je cueille les roses de la vie, au jour le jour. Puis j\’arrive à la fin de mes études, m\’aperçois que j\’ai fait des choix sans m\’en rendre compte (que n\’ai-je été mauvaise étudiante, j\’aurais pu passer quelques années de plus à la fac! ;-)), soit, je les accepte. Mais les choix qui s\’offrent à moi maintenant m\’engagent bien plus. Le stage que je vais devoir faire n\’est pas anodin. L\’endroit où je vais le faire non plus. A l\’âge que j\’ai, je pourrais raisonnablement décider de me marier et d\’avoir des gosses, ou décider de me plonger à fond dans le travail pour faire une carrière brillante, ou tout plaquer pour aller faire le tour du monde, survivre en faisant de petits boulots. Et je pourrais ne jamais en revenir. Je pourrais trouver ma voie en Mongolie dans l\’élevage de chevaux. Quelle que soit l\’option que je prenne, je ne peux pas poser un jugement de valeur dessus. Quand j\’étais plus petite, je savais ce qui était bien et ce qui ne l\’était pas. C\’était clair. Ce qui était bien, c\’était d\’être une belle jeune fille avec plein d\’amis, un amoureux, qui réussissait ses études, qui était libre. Heuh, le modèle de livres et de magazines. Avec un modèle, je pouvais juger ce que je faisais et ce que j\’étais. Maintenant quand je décide, non seulement je n\’ai plus de modèle, mais je suis également seule responsable de ce que je fais. Avant, je faisait ce qui était normal, voulu par tous les parents pour leurs enfants. J\’ai passé mon bac, mon permis de conduire, sans le choisir. J\’ai vécu une vie "normale" en suivant l\’exemple des autres. Maintenant tout est possible, ne dépend que de moi, et je ne sais plus où aller. Des fois je déborde d\’envies, et des fois je ne désire plus rien.
    Tu me dis de ne pas oublier de voir ce qui est à coté de moi: je le vois, j\’en vois la beauté. Mais je la vois également ailleurs. La beauté je la vois aussi bien en hte savoie, qu\’à nancy, innsbruck, paris ou sienne. Je peux m\’imaginer poser mes valises dans chacun de ces lieux et y mener une vie heureuse. Le problème ce n\’est pas l\’arrachement, c\’est le moment où je ne pourrais plus m\’arracher ainsi. Il viendra à son heure. Je ne pense pas le louper. Comme toi j\’ai parfois envie de m\’arrêter maintenant. Mais tu vois, je suis encore partagée, entre cette envie et le regret de renoncer à un rêve d\’enfant, à un rêve plus grand, à une vie plus grande. Savoir ce que l\’on fera de sa vie, c\’est savoir si oui ou non on réalisera ses rêves. Quand j\’étais petite, je ne rêvais pas de poser mes valises dans un pavillon de banlieu, d\’avoir un mari et deux gosses, un chien et un petit jardin pour faire un barbecue le dimanche. Et pourtant c\’est peut être ça le bonheur. (tu as vu "Je vais bien ne t\’en fais pas"? il est génial). Je peux m\’imaginer heureuse comme ça. Vraiment. Quand j\’étais petite, je voulais être célèbre, voyager, vivre plein d\’aventures. Je n\’ai jamais rêvé d\’être coiffeuse ou instit. Je me serai plutot vu en détective, agent secret, ballerine, médecin de brousse. Peut être que j\’aurais dû faire médecine, que c\’est une des rares façons de vivre encore des aventures aujourd\’hui, et de sauver le monde. Maintenant je dois me résoudre à être quelqu\’un dans mon quartier, mais pas plus loin. A continuer le cycle de la vie. Et quelque part, je n\’arrive encore pas à faire passer la pilule. A renoncer à toute ambition. Et je ne sais pas ce que je veux faire, au point de ne plus savoir qui je suis.

  3. Melanie dit :

    je n\’ai qu\’un mot qui me vient en te lisant la de suite mais il est pas poli.. c\’est put***
     
    parce que tu exprime tout à fait ce que je resent pile poli la maintenant… le fait est que j\’ai fini mes études et que je dois faire un choix.. que oui tout est possible.. mais reste a savoir ce qu\’on veut vraiment.. mais comme toi je ne sais plus ce que je veux.. comme toi je revais de changer le monde;. je ne me suis jamais vu ici… je me voyais dans un ailleurs faisant la paix….
     
    et aujourd\’hui je pme dis que j\’aimerais aussi avoir une famille, un homme que j\’aime a 2000% pour qui je serais tout et qui pourrais etre tout pour moi… mais je veux aussi partir… fair ele trour du monde, tout voir, tout faire
     
     
    mais on ne peut pas tout faire.. il faut choisir… choisir ce que l\’on veut vraiment.. et je ne le sais pas.. et comme toi j\’en viens à douter de qui je suis… plutot je me demande si je l\’ai jamais su vraiment… aa trop avoir fait ce que l\’on attendait de moi.. je ne sais plus trop ce que moi j\’attends de la vie.. ou j\’ai peur de l\’admettre.. car dans tous les cas le choix que je ferais aura des conséuqences pour moi et pour mon entourage
     
    je dois aller promener le chien.. mais j\’espere pouvoir discuter plus de cela avec toi…
     
    bises

  4. Lise dit :

     
     
     
     
     
     

    Alors… après notre discussion d’hier soir j’y ai re-réfléchi. Je crois que pour les ambitions, il ne s’agit pas de renoncer à toutes, mais à une bonne partie, car si jusqu’à présent je peux dire que je suis arrivée à mes « objectifs » dans la vie, aujourd’hui je suis beaucoup plus pessimiste sur mes capacités. Peut être à cause de ce dont on parlait, qui fait que je devrait changer d’air. Mais peut être aussi parce que tout simplement je ne suis pas assez intelligente, je ne sais pas. Bref peu importe en fait.
    Donc j’ai re-réfléchi à la question de savoir quoi faire, quand on ne sait pas quoi faire ni qui on est, etc. Et j’y avais déjà réfléchi un peu cet été, grande panique que vais-je faire dans un an. Mon dieu je deviens grande je n’ai pas appris tout ce que je voulais apprendre pendant mes études, il faut que je continue à en faire. Bon. Ben en y re-réfléchissant, j’arrive à la conclusion inverse. Que je n’ai pas appris ce que je voulais pendant mes études (il me reste un semestre, il y a du boulot pour rattraper tout ce que je n’ai pas fait), mais que ce n’est pas en continuant les études que je vais l’apprendre. Parce qu’ici n’est pas ma place. D’une part. D’autre part, parce que ce n’est pas en faisant encore la même chose que je vais changer mes habitudes. Et parce que ce que je veux apprendre, ça ne s’apprend pas à l’université. Parce que je ne connais rien à la vie, et cela fait que je ne me connais pas moi-même, il est peut être temps que j’aille voir ce qui se passe dans la cour des grands. Que si ma place n’est pas ici elle doit être la bas. Il ne sera jamais trop tard pour refaire des études, pour apprendre. Mais j’ai aussi envie de me lancer dans la vie, d’essayer un métier, et de ne plus avoir peur.
    Bon, ça c’était une conclusion, et aussi quand j’y pensais au mois d’aout j’avais fini par avoir une sorte d’illumination qui m’a fait comprendre que je me posais les mauvaises questions, en partie. Parce que ce que je veux vraiment, c’est avoir une image de la femme que je veux être. Or, la femme que je veux être, elle n’a ni un métier X ni un métier Y. Elle « est », en dehors de ce qu’elle fait. Enfin non pas vraiment, ça je n’y crois pas trop et ça n’aide pas, mais plus exactement elle n’est pas le métier qu’elle fait. Et donc il faut que je commence par définir la femme que je veux devenir, comme je le faisais un peu comme j’étais petite, et pour le reste, faire comme tu dis, tenter sa chance et voir où ça marche.
    Je ne sais pas si cela est très clair… Ca l’est un peu plus pour moi maintenant. Enfin, dans les moments optimistes !
     
     
     
     
     

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