un dimanche à Paris

Un dimanche à Paris…
Un dimanche soir est un moment triste, ça l’a toujours été pour moi depuis le début de mes études. Le moment où l’on se retrouve seule face au soir qui tombe et qui conclut cette semaine. Et qui conclut, surtout, cette journée si paisible et si agréable qu’est le dimanche. Ce week-end, le dimanche soir était triste et beau. Triste n’est pas le mot, il s’agit plutôt d’une sorte de mélancolie, en regardant les enfants rentrer chez eux, les familles se rassembler, et devoir rentrer moi même chez moi. Cette sensation est sans doute amplifiée par les feuilles par terre, par cette impression douce de rentrée. C’était la fin du dernier we de vacances, un we particulièrement bien, un we pour apprécier Paris.
Tout de même Paris est une ville agréable. C’est pour moi la ville aux mille possibilités. Aux milles ambiances: je change de quartier, c’est comme si je changeais de ville. Il y a le monde entier à Paris. Pour ses musées, pour ses bibliothèques, un paradis pour moi qui n’ai jamais eu tout ça (dans ma ville, la bibliothèque j’en avait fait le tour à 12 ans… Pour ses parcs, ses conférences, ces possibilités de faire de tout, à tout moment. Et ce week end, c’était particulièrment bien.
Samedi soir, tout d’abord, il y avait la Nuit Blanche, grand évènement pour montrer les nouveautés de l’art contemporain, et dont un des principaux mérites selon moi est de proposer aux Parisiens de sortir dans les rues pour des activités ouvertes à tous, gratuites, où les gens vont en famille ou entre amis, il y a tous les âges mélangés. Peut être pas partout dans Paris, mais j’ai surtout ressenti cela dans le nouveau quartier "paris rive gauche- tolbiac- bnf". Parce que l’art y était différent, moins intellectuel peut être? en tout cas j’ai ressenti, en arrivant à la BNF avec ses lumières et ses musiques quelque chose de très spécial. Peut etre pas de l’art, mais une sensation, nous tous, comme une cérémonie de rassemblement, on se rassemble autour de ce qui se passe, on apprécie. J’ai retrouvé ces sensations, d’uen manière différente, dans le parc de Bercy. Il est déjà agréable en temps normal (à part vers le village de Bercy où tout devient trop commercial, trop artificiel), mais là il y avait un karaoké, avec une bouche qui chantait silencieusement et la foule qui chantait à sa place, sur la musique. Il ne passait que des chansons connues, romantiques. Histoire de ressasser un patrimoine collectif, un imaginaire collectif, peut être. Une idée de romance. Histoire d’en prendre conscience, déjà. Et plus tard dans la soirée, les gens ont dansé. Et j’ai trouvé que c’était le seul lieu où j’étais allée, qui avait réussi à rapprocher les gens. Je ne sais pas si c’est de l’art, mais si c’est déjà une fête ensemble, c’est déjà formidable. Et plus important selon moi que de faire de "l’art" incompréhensible pour les non bac +8 en art. Disons que l’art moderne, très bien. L’art conceptuel, très bien. Qu’il faille une éducation à l’art pour le comprendre, je suis d’accord également. Mais il y a quand même des limites dans l’absurdité de ce que l’on invente.. Qu’est ce qu’un art qui ne fait pas ressentir quelque chose? qu’est ce qu’un art qui se ferme sur un petit nombre de connaisseurs qui peuvent l’apprécier? Qu’est ce qu’un art totalement intellectualisé, deconnecté des sentiments? Dans le parc de Bercy, je suis aussi allée voir les Somnanbules, des espèces de  chats qui se courent après. Ca ne valait peut etre pas la demie heure d’ttente, mais disons que c’était poétique. Une ambiance de demi-sommeil, une musique calme, des lumières colorées douces. Un univers oniriques, avec deux chat dormant et un bien réveillé! Mais je n’ai aps envie d’en déconstruire le coté artistique. Comprendre, critiquer, oui, mais en allant trop loin on risque e perdre le sens. Pour autant que ceci est une construction humaine, le déconstruire revient à le détruire, et non pas à en retirer plus de sens. Bref…. A la suite de cette excellente nuit, un dimanche après midi à me balader à la Butte aux Cailles, dans l’objectif de photographier des dessins de Miss Tic, mais à mon étonnement elle (il?) va passer en exposition dans la mairie du 13E (expo que je ne vais pas louper). Et des dessins, j’en ai trouvé bien peu, dont certains barbouillés. Je déteste les barbouilleurs, ceux qui détruisent le travail des autres pour ne rien en faire. Et j’ai trouvé là une forme d’expression contemporaine et populaire. Pourquoi l’art serait-il dans des galeries? Pourquoi l’expression libre ne serait-elle pas la forme d’art la plus adaptée à note époque, et il me semble que ceci est un bon exemple. Ca vaut, en terme artistique, en terme de réflexion, en forme d’expression en adéquation avec son temps, en ready-made de l’époque de Duchamp. Démocratisation de l’art, n’importe qui prend la parole pour dire n’importe quoi, des tendances qui se créent dans la rues et pas dans les environs de St Germain. Un peu comme (vous allez peut etre pas aimer) la mode, le design, la publicité. J’adore la publicité… Enfin quand elle est bien faite. Quand elle exprime une idée intelligente, de façon intelligible. Quand je parlais des mille possibilités de Paris, c’est aussi mille possibilités artistiques, et je ne trouve d’art contemporain qu’à Paris… presque! Même moi provinciale fraichement débarquée dans la capitale, je prends l’habitude d’aller faire un tour a beaubourg de temps en temps…  Bref, j’en reviens à mes moutons, je suis donc allée à la Butte aux Cailles, et ô merveille, il y avait un vide grenier, ou un marché aux puces, je ne sais pas trop. En tout cas les gens étaient dehors, il faisait beau, il y avait cette atmosphère de septembre. Et c’est un endroit très agréable. Bourgeois, certes, mais pas trop. Un endroit où l’on trouve de petites maisons, des jardins, des plantes. Une ambiance bon enfant. Et là c’est le bonheur. Ca s’explique même pas. Cam’est tombé dessus, j’avais envie dêtre la, avec eux. Envie de boire un café, ou alors comme cette autre table, une bière avec des frites, que l’on partage à deux. Ces petites images sans rien de spécial, qui représentent tout d’un coup le combre du bonheur. Déjà, j’ai tendance à me représenter le bonheur avec de la nourriture. Pour moi le bonheur de vivre est lié au plaisir de manger. Va savoir pourquoi. Le jour où je deviens anorexique, c’est que je fais vraiment une dépression. Ou alors… Et aussi une autre image du bonheur, celle de l’enfance. Et là je me dis que je suis sacrément vieille, pour me représenter le bonheur sous les traits de l’enfance, que j’ai déjà oublié ce que c’était d’être enfant. Peut être. N’empêche que c’est ça que je ressens… Allez il est tard, je voulais finir ça, je joins quelques photos de la nuit blanche… et je m’en vais pour ne pas en faire une cette nuit!
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