un mois et des poussières..

Un mois et des poussières… C’est le temps que j’aurais passé ici, dans ce nouveau "zuhause", à Wuppertal. Komisch. Tout est passé tellement vite, depuis le début. Je n’ai pas écrit. Je n’ai rien fait de ce que je devais faire, même pas les choses importantes. Ma foi.
J’ai fait plein de choses pas importantes, en revanche. J’ai retrouvé (presque) une vie d’Erasmus (enfin, avec un peu plus de boulot il faut bien l’avouer, et sans les personnes qui ont fait de mon année Erasmus ce qu’elle a été). Un jeune homme charmant à qui je racontais que j’adorais l’ambiance Erasmus et qui ne l’avait pas vécu me demandait "l’ambiance Erasmus, c’est beuveries et coucheries?". Il y a de ça mais pas que. Et bien là, il y a de ça mais pas que.
Difficile de raconter un mois en quelques lignes. Je ne sais pas par où commencer.
Peut-être par la ville: Wuppertal, ville industrielle, tout le monde vous dira que c’est laid. Et bien moi, je ne vous le dirais pas. Wuppertal n’est pas, et de loin, la ville la plus laide que j’aie vu. Rien qu’à voir les arbres fleuris de la Luisenstrasse, c’est tout le printemps qui est là. Et il y a de belles façades. La ville a pu être riche, autrefois. Enfin, riche. Un collègue me disait que c’était la ville de la naissance de l’industrie allemande. Bayer, par exemple. En revanche, c’est je crois une des villes les plus glauques que j’aie jamais vu. Ce n’est pas incompatible. Le problème de Wuppertal, ce n’est pas la ville, ce sont ses habitants. Wuppertal, c’est une concentration assez importante de misère sociale et culturelle, j’ai l’impression. Enfin je ne connais encore pas tout. Ce que j’ai vu de Nancy n’était pas du tout-rose, ce n’était pas la place stan et la rue des doms, et pourtant je reste sur l’impression que Nancy était une belle ville (et je n’ai pas fini de débattre avec mon collègue messin, la vérité étant que je connais très peu Metz). Nancy sentait les étudiants, l’évolution économique, la politique, l’Europe, Nancy sentait le futur. Wuppertal sent… le présent qu’on maintient, à peine suivant les quartiers. Dire pourtant qu’il y a des étudiants à Wuppertal. Je vous assure qu’ils sont bien cachés. Je crois qu’ils se cachent à Düsseldorf, dès que leurs Vorlesungen sont terminées. Cercle vicieux… Düsseldorf est totalement différente, c’est la ville des services, mais là il s’agit d’un cliché. Mais c’est une autre ambiance. C’est le snobisme (mais il ne s’agit pas d’un reproche) de la Königsallee. C’est les terrasses sur le bord du Rhin. Chaque fois que j’y suis allée, il faisait beau, et chaque fois j’avais presque l’impression d’être en vacances. Peut etre parce que j’en reve déjà. Peut etre plutot a cause des glaces en terrasse, des lunettes de soleil, des gens qui sortent pour voir et se faire voir, des mouettes, et de la promenade au bord du Rhin. Ben quoi, le Rhin, ce n’est pas la Méditerranée, mais ça y ressemble 😉 Ce qui est drole, ou peut etre pas (comme dirait ma chef), c’est ce complexe allemand: on pourrait croire que les Allemands voudraient être italiens, ou espagnols. Qu’ils leurs envient leur qualité de vie, leur nourriture, leur mode, tout. Sauf que bien sur ils ne voudraient pas être italiens ni espagnols, parce que dans ce cas ils ne pourraient pas être allemands. Et je me retiens d’être mauvaise langue. Mais pourtant je ne vois pas ce qu’ils ont à leur envier, la qualité de vie ici est bonne, il y a de beaux magasins, plein de bars, de l’ambiance, de bonnes patisseries. Pas besoin de rêver de tapas ou de cuisine italienne, quand celle ci se réduit à des spaguetti, pas besoin d’apprendre la salsa comme des fous, nouvelle mode.
J’avoue que je n’ai pas beaucoup d’inspiration, ce soir. C’est bien pour ça que je n’ai pas écrit, jusqu’à présent. Parce que je ne le sens pas.
Je me sens bien ici, mais comme un animal, sans conscience, sans recul. Sans savoir trop pourquoi. Peut etre simplement parce que je ne m’y sens pas mal.
 
Ca aurait dû être le mot de la fin. Mais je me relis, et ca va mieux. En fait, je ne sais pas trop quoi penser, et de tout. De ma vie au travail et en dehors du travail. Mais tout n’est pas perdu. Je regarde mon téléphone en sachant que ça ne le fera pas sonner. Je regarde mes mails en sachant que celui que j’attendais ne viendra pas. Tant pis. Il y a un nouveau soir chaque jour. Et tant que mes chers collègues continuent à me planter toute seule en boite (le bon prétexte!), il y a de l’espoir… pis bon… pis paris me manque et j’y retourne ce week end et je me réjouis d’avance, je veux du soleil et des terrasses, des cafés et des parisiens que plus parisien tu meurs… voir l’expo au petit palais dont parlait cécile… de la culture et de la confiture… je veux revoir scpo…. je veux la fontaine de beaubourg, je veux la tour eiffel depuis les tuileries, je veux le grand palais éclairé la nuit, je veux le quai branly, la jardin des plantes et son dragon recyclable, le parc montsouris et les butes chaumont, monmartre et ses touristes et ses arnaqueurs (parce que ces gens louches, c’est presque l’essence meme de montmartre), la vulgarité et la beauté des halles, comme si ca faisait longtemps que j’étais partie… je veux tout paris et tout le reste… et pis j’ai aussi sacrément envie de berlin et de vienne ces jours ci… vienne parce que j’y ai passé un très bon paques il y a deux ans… pour les musées et le triangle des bermudes, pour le steppenwolf et parce que sissi, parce que mozart et parce que les caleches c’est tellement kitsch que c’est delicieux… pour berlin parce que… parce que berlin est un des centres du monde moderne, le centre de l’allemagne que j’aime, celle qui marie le mieux le passé avec l’avenir. pis je veux l’allemagne de l’est, leipzig et dresde, je veux aussi hambourg. Et je vais avoir deux semaines de formation à Göttingen. C’est pas le pied ca? alors meme si je me sens pas si mal ici, voire même plutot bien en général, quand je ne suis pas comme ce soir, en écoutant mika comme tout le monde en ce moment, alors même si j’adore les bords de rhin à écouter le bruit de l’eau et à regarder passer les péniches (quand les bateaux ne se dechargent pas dans le rhin), je préfère paris et les grandes capitales, parce qu’elles forment un univers en elles mêmes. Je veux dire: paris est une dizaine de villes à la fois, une centaines d’atmosphères… changer de quartier c’est changer de monde. et ça me démange fort de voyager … pis…  je veux, je veux… plein de choses… faire le tour de l’argentine et du chili, avec un petit detour par le bresil, la bolivie, le pérou et le venezuela, l’amerique du nord du mexique au canada (d’est en ouest), un petit tour d’espagne, d’italie, du portugal, de grèce, de grande bretagne, de suede, d’allemagne, de pologne, de tout le reste de l’europe de l’est, de turquie, du maroc, d’inde avec un petit saut au japon et à shangai… rien que ca… et je reve aussi de la mongolie, de vladivostok… du transsibérien, du lac baikal.. j’arrête…
et je suis très fière d’avoir eu mon grand O!! bon fallait que je le dise, je l’ai pas encore dit a grand monde…
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2 commentaires pour un mois et des poussières..

  1. Melanie dit :

    lol poulette
     
    déjà quel plaisir de te relire enfin… pas que je n\’ai pas eu l\’occasion de te parler.. mais j\’attendais le moment ou tu écrirais de nouveau ici… pour savoir comment tu vas… quitte à le lire entre les lignes ou dans ton style…
     
     
    Félicitation pour le grand O déjà…. je crois bien que je ne doutais pas un seul instant que tu l\’aurais… mais tu peux être fère de toi quand même…
     
    pour ce qui est de faire le tour du Pérou et de la Bolivie.. si tu le fais sans moi je t\’en voudrais à vie…
     
    Pour Wuppertal et Düsseldorf j\’espère bientôt voir ça moi aussi.. d\’ores et déjà je tiens à te dire que fin mai début juin (du 26 au 2 ou 4) je vais demander des vacances… restent plus qu\’à ce qu\’elles soient accpeter… au programme de ces vacances: un ptit séjou chez toi et un petit tour a Nuremberg et Erlangen… le temps de revivre une fois encore cette fête de la bière comme une tradition à laquelle je me raccroche….
     
    Juste pour te dire que je suis heureuse de voir que tu vas bien… que je te souhaites de profiter longtemps encore de cette insouciance…. parfois il est bon de vivre simplement.. sans se soucier de demain… sans plus ni moins.. juste mieux que moins bien….
     
    alors profites du soleil et des terrasses, des glaces et des péniches…. profites du temps qui passe…. et laisse toi le temps de vivre….
     
    et puis oublis pas que je suis là…. et que je viendrais bientôt 😉 !
     
     
    et puis bon We a Paris…. et je n\’aurais pas cru dire ça un jour.. mais moi aussi j\’ai envie de buttes chaumont et de tour eiffel.. de rue mouftard et des dragons recyclés…. décidemment tu es trop forte: tu m\’as fais aimer Paris….

  2. Lise dit :

    Coucou!
    je crois que c\’est plutot entre les lignes qu\’il faut me lire.. et savoir que ce que j\’écris ne correspond qu\’à la vérité d\’un instant… en tout cas c\’est toujours flatteur de te lire… merci… pis j\’oublies pas que tu es la et je compte bien te voir, histoire d\’aller draguer un peu (pour l\’instant, le resultat est marrant en soirées mais pas plus). Y\’a pas de Südtiroler ici… pas de marché de noel… enfin pas à Pâques! mais bon il y a de quoi faire… d\’autant plus s\’il y a une fete de la biere en perspective!!
    pis.. je ne ferai pas la baroudeuse sans toi, sauf si tu m\’abandonnes… je regrette que tu ne sois pas partie au venezuela, egoistement, parce que sois sure que je serais venue te voir!! allez, a tres bientot quelque part! bisous

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