Budapest and Co.

Je reviens de Budapest.
J’ai rêvé de ce voyage pendant toute une semaine, ça devenait une obsession, j’ai saoulé tout le monde à parler de ce voyage. Maintenant je suis de retour. Et je ne sais pas quoi dire.
Tout d’abord que c’est une très très très belle ville. Que quand tout aura été restauré, si cela est possible, ce sera encore plus beau. Que c’est aussi très difféerent de Prague. Prague qui est également une très belle ville, mais qui devient un "eurodisney pour touristes", et ce n’est pas péjoratif, simplement Prague est envahie par des hordes de touristes. Et il faut reconnaitre que les Pragois font tout ce qu’il faut pour que les touristes aient des raisons de venir, et de revenir. Budapest est aussi très touristique, mais quand même moins. Budapest donne l’impression d’être une très grande ville, existant dans une vie parallèle aux touristes.
C’est aussi une ville qui soulève chez moi plein de questions, sur l’histoire, sur le traitement de l’histoire et de la mémoire, sur le communisme, le fascisme et le nationalisme. Sur le développement économique, quand on voit certains boulevards qu’on pourrait retrouver à Paris, quand on voit les chaines de magasins chers comme dans toutes les capitales ouest-européennes, et peu de magasins et peu de restaurants autres. Des immeubles en ruine, et des mendiants. Des mendiants, il y en a autant à Paris certes. C’est une ville remarquablement organisée, les transports en communs sont parfaits, les bains sont un luxe accessible et très agréable. Comment dire ce malaise que j’ai eu parfois?
Il est sans doute dû en partie à une frustration, celle qui me fait dire que je n’aime pas faire du tourisme. Que je n’aime pas visiter une ville. Que cela me laisse très frustrée, ayant la sentiment d’être là en visiteur (ben oui quoi d’autre?), j’arrive, je prends des photos, j’envoie des cartes postales et ciao! Cette superficialité… voir et laisser glisser… rentrer chez soi ou repartir pour une nouvelle destination…
Je déteste ne rien comprendre de ce que je vois. Ne pas savoir d’où tout vient, le pourquoi, le quand, le comment…
Et pourtant je sais bien que le tourisme, malgré sa superficialité, est quand même un pas en avant. Un peu mieux que "ne rien connaitre du tout"…
 
Publicités
Cet article a été publié dans Perso. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s